Les innocents, concert au BSF, Bruxelles

« D’habitude, dans un festival, il y’a le public qui voit défiler les artistes et qui se pose ce genre de questions: tu as aimé ce groupe ? Et le prochain, tu le connais ? », commente J.P. Nataf dans la salle du « Magic Mirrors », la yourte musicale du « Brussels Summer Festival » (BSF), avant de renchérir: « Ce soir, c’est plutôt: et alors, Jean-Christophe, que penses-tu de ce nouveau public ?»

innocents-bsf

Car le retour de « Les innocents » n’est pas passé inaperçu. Deux heures avant le concert une file commençait à se former. Et plus l’heure fatidique approchait, et plus elle devenait imposante.

« Les innocents ont accepté de faire deux représentations», entend-t-on :« Une prestation à 22H15 et une autre à 23H40 ». Soudain, les organisateurs du festival bruxellois passent dans la foule avec des bracelets rouge: « Votre sésame pour pouvoir écouter le deuxième concert. »

Autant dire que les places étaient recherchées.

22h20. Le premier concert débute. Au bout de 10 minutes, le son retransmis en live, en dehors de la salle, est coupé. Tout comme la TV. L’impatience se lit sur les visages des festivaliers qui chauffent de leurs puissantes voix le parterre de la Place des Musées. Un vent de protestation qui ranime les enceintes et l’écran géant.

Jipe

« Évidemment », entonne Jipé après leur première chanson, du deuxième concert, « certaines répliques vont tomber à plat, » avant de rajouter, le sourire aux lèvres: « ça faisait longtemps que nous n’étions venus nous produire à Bruxelles. »

Les chansons défilent devant un public conquis: « Qui était à l’Ancienne Belgique (une salle de concert à Bruxelles ndlr) en 1989 ? » demandent les chanteurs, qui, en guise de réponses, entendent de nombreux: « Moi !» Âgé de 7 ans, à l’époque, et vivant dans un village perdu en pleine cambrousse, en Bretagne, je ne faisais pas partie des tenants du moi 😉

Des tubes, des nouvelles chansons, une reprise. Le temps passe ; il est 1h30 du matin: « J’espère que vous n’allez pas louper votre train ? On a encore le temps ? Oui ? Ok, je vais raccorder ma guitare. » C’est l’heure d’un « Homme Extraordinaire ». La foule est debout et accompagne « Les Innocents » sur cette dernière prestation.

1H45, il est temps de partir de la yourte, une petite salle éphémère du BSF. Intimiste, et qui se prête aisément à toute représentation acoustique. Même si le prix du « pass 10 jours » du BSF, gratuit à ses débuts, ne cesse d’augmenter chaque année, même s’il faut débourser 50 centimes pour faire pleurer Pénélope d’avoir, non pas attendu trop longtemps Ulysse, mais pour avoir ingurgitée trop de bière ou de sodas, avoir un festoche à la programmation éclectique en pleine ville est carrément cool. Qui plus est, un petit plus pour les organisateurs qui sont généreusement passés dans la file d’attente afin de donner à chaque personne deux jetons, la monnaie virtuelle du BSF qui te permet d’avoir, en échange, un sodas ou une bouteille d’eau. Bah ouais, l’alcool est toujours à consommer avec modération, au contraire de «Les Innocents» 😉

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