Pratique, grégaire, écologique, j’aime pas le Villo (bike sharing made in Belgium)

Le bike sharing. Comment ne pas tomber amoureux du concept qui prône cette liberté de déplacement dans une ville innervée de nombre de bornes censées être séparées, entre elles, de 400 mètres ? Comment ne pas tomber sous le charme de ce convivial mode transport, non contraint à des horaires de passage ? Comment ne pas apprécier le vélo participatif à l’heure de la démocratisation des smartphone et de ces applications qui, en temps réel, vous signifient du nombre de vélo disponible à un endroit et du nombre de place de parking vacante à une autre ?

Un peu de sport quotidien, une liberté de déplacement, cette possibilité de prendre un bon bol d’air frais et de s’oxygéner les poumons dans une ville en proie à la pollution…C’est pratique, grégaire, écologique.

J’utilise le Villo (à Bruxelles) depuis plusieurs mois. J’ai donc pu apprécier pédaler dans la capitale européenne, cheveux au vent. J’ai pu raconter à mes ami(e)s mes exploits lorsque j’ai pu ranger mon Villo dans la station la plus proche, qui plus est dans l’unique borne disponible et grillant la politesse à un(e) de mes compatriotes du bike sharing. C’est cruel, je vous l’accorde,  mais jouissif, croyez moi.

Toutefois, même si j’adore le concept, je déteste le Villo.

L’utilisation quotidienne du Villo, ce n’est pas mieux que le dénouement d’une tragédie grecque. Je ne compte plus les matins où mon périmètre de recherche Villo sent les pissenlits. Tous ces faux espoirs qui me font espérer pouvoir aisément et simplement utiliser mon abonnement annuel de 30 €: mon application qui me ment et ces Villo inutilisables. J’ai eu le droit à des Villo déraillés, avec des guidons de bossu, sans freins (mode kamikaze), sans pédale(s), des roues voilées, dégonflées, sans selle (ça fait mal). Et si Monsieur JC Decaux instaurait une rapide procédure qui permette au loueur de vélo de pouvoir prévenir que, dans cette station, ce vélo a rendu l’âme ?

En ce moment, la borne la plus proche de la piscine, que j’essaie de fréquenter deux fois par semaine, est en travaux. Le bilan: sans autre alternative, je garde mon Villo et je l’attache. Je dépasse donc la demi-heure autorisée (gratuite, devrais-je dire) et je m’acquitte d’une somme, certes modique, mais d’une somme. Et pourquoi cette satanée station est en travaux ? Je me le demande. Mon côté complotiste et paranoïaque me sussure une réponse que ma formation de juriste me pousserait à trainer devant les tribunaux: “ C’est juste pour me faire chier et me faire cracher du fric.” Une gestion des bornes en travaux afin d’obliger les Villo-istes à garder leur monture. Mais quel scandale. :p

Arrêtons de divaguer. Je me suis récemment acheté mon propre vélo. Puisse t-il être amortie au fils des ans et ne pas subir les affres d’un odieux et vil vol. Si je garde mon abonnement Villo ? Je ne suis pas à une contradiction près : donc oui. Ca peut toujours servir.

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