Médias: Logique du double marché

Mise à part La Revue 21, Charlie Hebdo ou Le Canard enchainé, dont le modèle économique est uniquement orienté vers le lecteur (régulier ou occasionnel), la quasi totalité des médias adoptent la logique du double marché, qui réunie le triptyque: Éditeur de presse, Acheteur (le lecteur) et Annonceur. Comment ça marche ? Explications.

Les protagonistes. Tout d’abord, nous avons un éditeur de presse, dont le coeur de métier est la production d’information. Ensuite, nous avons le lecteur qui valorise cette information en acceptant de la payer. Enfin, nous avons un annonceur qui n’arrive à pleinement atteindre son public. Et si l’éditeur de presse jouait les entremetteurs et mettait en relation son lectorat avec les annonceurs ?

Modèle économique, principe de base. L’éditeur de presse touche de l’argent de l’annonceur qui, en échange, communique dans son journal. L’annonceur bénéficie donc d’une vitrine et l’éditeur de presse est rémunéré. Et doublement, car le lecteur s’acquitte du prix du journal afin d’avoir accès à l’information.

Pour l’annonceur, l’objectif est de bien choisir son média, selon les « caractéristiques » des lecteurs. Qui veut-il toucher ? Quelle est sa cible ?, etc. De son côté, l’éditeur de presse auditionne les publicitaires: afin de ne pas heurter sa ligne éditoriale, tous n’auront sans doute pas pages ouvertes au sein de son journal.

Un journal orienté lectorat, ou annonceur ? Outre la création d’un journal ou d’un magazine pour des buts avant tout de partage d’informations, il est possible de faire le chemin inverse. Un futur éditeur de presse peut d’abord analyser le marché, identifier les annonceurs en mal de visibilité, et créer un canard qui s’adapte à eux. ( NB: Bien que les journaux gratuits soient fondés sur les annonceurs, ils tiennent compte des lecteurs. Même factuelles, ces journaux sont sources d’info).

Dés lors, le profit des journaux se ventille en recette publicitaire d’un côté et vente au numéro et abonnement de l’autre. Mais comme la diffusion de la presse écrite chute et que les publicitaires abandonne le papier pour le web, notamment, les éditeurs de presse cherchent d’autres sources de revenus. Dans cette course à la diversification, certains se lancent dans les cours d’éducations à distance, d’autres ouvrent des sites de vente en ligne, etc.

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4 Commentaires

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